Page:Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome1.djvu/30

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PRÆFATIO.


Pagi rapporte l’institution des Sept Provinces à l’an 402, et l’attribue à Petrone Préfet du Prétoire des Gaules. L’institution étoit déjà faite en 381, comme nous l’avons vû ci-dessus : Petrone a seulement ordonné que les Sept Provinces s’assembleroient tous les ans dans la ville d’Arles, comme le dit la Constitution d’Honoré adressée à Agricola. On peut donc attribuer à Petrone, sinon l’institution, au moins l’appellation des Sept Provinces. La Notice des Gaules est le dernier monument où il soit parlé des Sept Provinces, les Visigoths et les autres Nations barbares s’en étant emparé, ainsi que du reste des Gaules. Le P. Pagi après M. de Marca, a prétendu que les Sept Provinces avoient donné leur nom à la Septimanie ; mais le P. Dom Vaissete dans son Histoire de Languedoc, fait voir que ce sentiment n’est pas soutenable.

Nous trouvons dans quelques Auteurs une autre division de la Gaule ; à sçavoir, en Citérieure et Ultérieure. Nous croions avec Dom Vaissete, que je viens de citer, que cette division est la même que la division en Gaules proprement dites, et en Sept Provinces : et que la Gaule n’étoit citérieure ou ultérieure que relativement ; en sorte qu’on prenoit pour la Gaule citérieure la partie des Gaules qu’on habitoit, et l’autre pour l’ultérieure. Voiez ce que nous avons dit à la page 639 de ce Volume.