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XXXII
PRÉFACE.

contenant huit lignes au recto et au verso, en belle écriture devanâgarî. Il est intitulé le Bijou d’or, commentaire de la pièce de théâtre appelée le Chariot de terre cuite[1] : il porte la date du samvat 1878, correspondant à 1822, et a pour auteur, ou plutôt pour copiste[2],

  1. On lit à la fin : Mrcchakatikâprakaranavyâkhyâyâm suvarnâlamkaranâkyâyân samhâranâma daçamo’nkah samâptim abhajat.
  2. M. Aufreclit. dans sa description des manuscrits sanscrits de la bibl. bodiéienne dit, Lallâ Dîkshitascriptus ; de son côté, Lallâ Dîkshita, dans la préface de son comm., paraît ne s’attribuer que la transcription du prâcrit en sanscrit (Mrcchakatikâprakarane prâk taratnâkarormisamcarane setum karoti vivrtim dîkshitallâbhidhah svakrtim. Ailleurs pourtant il dit : Vyâkhyâyâm çritallâ tikshitasamkhyâvatâçramena mahatâ nirmitâyâm. Toujours est-il que la plupart des passages empruntés par Stenz. au comm. qu’il avait entre les mains, se retrouvent à peu près textuellement dans le nôtre, ce qui fait supposer l’existence d’une source commune, c’est-à-dire de commentaires plus anciens dans lesquels les auteurs de ceux dont il est question au ont puisé. Cette conjecture est confirmée du reste par les fréquentes gloses que Lallâ Dîkshita fait suivre de la formule iti eke ou iti ke cit. Il est regrettable que Stenz. n’ait pas pu connaître ou ait négligé d’indiquer l’âage et l’origine des manuscrits et du comm. dont il a fait usage pour son édition. Wilson s’est également abstenu de fournir aucune indication bibliographique sur les originaux dont il s’est servi pour sa traduction. D’après la préface sanscrite de l’édition de Calcutta, les manuscrits de la Mricchakatikâ étaient devenus à peu près introuvables quand Wilson obtint celui de Lallà Dîkshita, grâce auquel on put mettre cette édition