Page:René de Pont-Jest - Le Fire-Fly.djvu/211

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Au même instant, le Raimbow qui avait été, lancé sur bâbord prit le vent dans ses voiles et se pencha d’une effrayante façon. La brise avait fraîchi avec une telle rapidité que si Davis n’avait pas fait amener instantanément les huniers et les perroquets, toute sa mâture peut-être eût été perdue.

— À prendre un ris dans les huniers, à serrer les perroquets, commanda Wilson, lorsque l’ordre fut un peu rétabli à bord, et lorsque le bâtiment eut terminé son abatée et pris ses amures à tribord.

Dix minutes après, nous courions le cap au nord-quart-nord-est, sous nos huniers risés et nos basses voiles.

Le vent augmentait toujours de violence ; ses rafales se succédaient presque sans interruption. La mer grossissait. Nous ne pouvions songer à continuer longtemps notre route dans cette aire de vent qui nous rapprochait trop rapidement de la côte d’Orissa.

À six heures, nous dûmes, pour virer de bord, carguer la grande voile et prendre le second ris aux huniers. La brise ne soufflait pas dix minutes dans la même direction. À peine eûmes-nous mis le cap au large qu’il nous fallut nous débarrasser du grand foc, serrer la grande voile et prendre le ris de la misaine.

Wilson était soucieux ; le baromètre était tombé très-bas ; tout, dans l’état de l’atmosphère, lui faisait craindre la nuit qui venait rapidement.

Après le dîner, car aucun événement ne pourrait