Page:René de Pont-Jest - Le Serment d’Éva.djvu/159

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

X

La Permanence, ainsi que l’indique son nom, est un bureau qui ne ferme jamais. Nuit et jour, il s’y trouve un greffier, son secrétaire et des gardes. Le crime ignorant le chômage, des arrestations pouvant avoir lieu à toute heure, il faut qu’à toute heure la prison puisse s’ouvrir. Or, c’est par la Permanence que passent, sans exception, tous ceux, malfaiteurs ou simples délinquants, que le Dépôt doit recevoir et garder jusqu’à ce que les tribunaux de police ou le parquet aient statué sur leur sort.

Ce service est donc des plus importants. Néanmoins, on l’avait installé, à l’époque où se passe ce récit, dans cette hideuse partie du Palais de Justice, parce qu’il était indispensable qu’il fût en communication facile avec la prison du Dépôt, qui, terminée et habitée depuis longtemps, s’élevait à quelques pas de là.

Quant au bureau de la Permanence, grande pièce