Page:Renan - Lettres intimes 1842-1845, calmann-levy, 1896.djvu/295

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l’éducation, ou plutôt par le manque d’instruction, mais bien par le cœur... D’un autre côté, j’ai aussi pensé qu’il ne serait peut-être pas désagréable à monsieur votre frère d’entrer comme pensionnaire en chambre dans une institution de jeunes gens, chez M. Galeron, par exemple, successeur de M. Hallays-Dabot. Je puis le recommander là de façon à ce qu’il soit soigné et sous le rapport intellectuel et sous le rapport matériel. Beaucoup de jeunes gens se placent ainsi pour suivre les cours et prendre leurs inscriptions. Dans tous les cas, je m’assurerai si M. Galeron l’accepterait à titre de pensionnaire en chambre. Nous connaissons aussi, vous et moi, M. et madame Pataud ; ce sont de bonnes gens, vous le savez ; là aussi des soins lui seraient assurés... Il y a moyen, vous le voyez, de lui arranger cette vie matérielle qu’il doit ignorer complètement, d’après la manière dont il a passé sa jeunesse... Tout ceci doit vous rassurer, chère amie. Engagez donc monsieur votre frère, s’il a pris décidément son parti, à venir nous voir au retour. Nous monterons chez M. Gasselin et tout s’arrangera. D’ici là, des informations auront