Page:Renard - Huit jours a la campagne.djvu/15

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GEORGES.

Ensuite j’irai, en me promenant, à la recherche de Maurice.


MADAME PERRIER.

Vous le rencontrerez sans doute par là.


GEORGES.

Par là ?


MADAME PERRIER.

Oui, à droite, du côté du château.


GEORGES.

Bien ; merci, madame.


MAMAN PERRIER.

Ou par là.


GEORGES.

Par là ?


MAMAN PERRIER.

Oui, à gauche, du côté du moulin.


GEORGES.

Bien ; merci, madame.


MAMAN PERRIER.

Oh ! vous le trouverez ; il n’est pas perdu.


MADAME PERRIER.

À tout à l’heure, monsieur ; vous permettez ?


GEORGES.

Faites, mesdames.

Les trois dames rentrent.


Scène V



GEORGES, seul.

Faites donc, mesdames, vous êtes chez vous — et je ne peux pas en dire autant. Il pousse un fort soupir et s’assied sur la chaise de fer. Quelle cordialité ! On dirait presque que je les gêne ! Il regarde la maison. Ah ! mesdames, je n’ai pas la prétention d’avoir le flair d’un chien, mais à la manière dont vous m’avez reçu, je devine que vous êtes de première force au jeu de quilles. Ce sera folâtre huit jours dans votre société. Heureusement, j’ai eu la précaution d’apporter l’indicateur, le plus récréatif de tous les livres, et le plus nécessaire quand on ne se propose pas de moisir dans une villégiature. Il tire son indica-