Page:Renard - L’Homme truqué, suivi du Château hanté… - Crès, 1921.djvu/60

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L’HOMME TRUQUÉ

— Eh bien ?… me dit Mme Lebris quand l’examen fut terminé.

— Eh bien, répondis-je en dissimulant le fond de ma pensée, cela n’est pas très inquiétant, mais l’air des hauteurs me semble indiqué.

— Jamais ! s’écria Jean. Quitter Belvoux ! Ah, non ! Le printemps commence, et l’air d’ici n’est pas mauvais. À l’automne si vous y tenez, nous pourrons aller du côté de Nice, — à Cannes, par exemple…

« À l’automne…, pensai-je. Où serez-vous, mon pauvre Jean, à l’automne ! »

— D’ici là, reprit-il, sauf votre respect, docteur, nous ne bougerons pas, — et nous ferons des économies.

Quel psychologue, quel devin m’expliquera pourquoi j’étais distrait, pourquoi, malgré mon chagrin, malgré le désastre pathologique que l’auscultation venait de m’apprendre, ce remue-ménage martelant le plafond se répercutait dans les profondeurs de mon être et accaparait une bonne part de mon attention ?

— Oh ! des économies…, releva Mme