Page:Revue de Métaphysique et de Morale, vingt et unième année - 1913.djvu/263

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


parle des mauvaises organisations politiques, que se donnent des hommes qu. sont eux-mêmes constitues et organisés de cette façon vœieuse et de la cause nouvelle de perversion qui en résulte dans la v.e publique et privée. A ce moment nous passons manifestement a la deuxième question : comment se fait-il qu'une collectivité se soit constituée et organisée, dont les membres sont des bommes qui ont tous une constitution physique mauvaise, ou qui, déjà chargés d une hérédité mauvaise, ne peuvent manquer davoir reçu une mauvaise éducation et de mauvais exemples? Comment se fait-il en un sens plus général, que des individus semblables soient enseinble et forment une société? A cette seconde question il nv a pas semble-t-il, de réponse possible, à moins quon ne fasse appel à un autre déterminisme, non plus individuel commedans le premier cas mais bien cette fois véritablement social, qui expliquera justemen; la ressemblance des individus à l'intérieur d'un groupe déterminé Nous touchons ici à un point capital. Le groupe national organisé politiquement est-il homogène? Plalon répond affirmativement Or cette réponse ne concerne pas seulement la cité idéale, celle qui dnU être vraiment une. C'est ainsi sans doute que l'entend Aristote, qui en fait grief à son maître et qui soutient au contraire que la cité i\o fait est une multiplicité hétérogène, une collectivité d'individus qua- litativement diflerents les uns des autres'. Mais en réalité la réponse, dans l'esprit de Platon, vaut aussi pour les groupes sociaux réels et actuels : ce qui a été cité plus haut de la liépublique en témoigne déjà suflisamment, et le S- livre en particulier prouve à souhait que, dans les sociétés politiques corrompues, quel que soit le degré de leur corruption, il y a selon Platon homogénéité entre le groupe et ses éléments constituants. Or, s'il en est ainsi, il devient clair une fois de plus que la seule collection de caractères individuels semblables ne peut suffire à expliquer un type déterminé de société. Car ce quil faudrait expliquer, c'est précisément cette colleclion dans plusieurs individus vivant en commun, c'est que des hommes semblables se trouvent réunis. Alléguera-l-.,ii lalliail .lu semblable pour le semblable? Mais cet allrait ne peut s'exercer que si la réunion est déjà chose faite, ou au moins commencée, l'ne sorte dr


I CKahlé pol.l,q„c : ce .,..i explique- Ir. fonmiles. en .•..man.nce '.mi-s..-. .nix


li

précédentes, île VII IVl, x, KiJS «, ;{;;-;n: IV [\\\ II. ijj.i 6. 23-27.

Utv. .Mlir.v. — T. \\l (n' 3-1913. ||j