Page:Revue de métaphysique et de morale, supplément 4, 1913.djvu/12

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


– ;i’2: autorité ne s’impose. pas aux philosophes, hors de l’Église. Mais l’autorité du Pape ne s’impose paSidavantage. Et puisqu’on veut bien cependant la tenir pour légitime, du moins au. regard des croyants, l’on ne doit plus s’élonnerqu’au nom de la1 théologie, reine de toutes les sciences (de;cela,nul vrai croyant ne peut douter), on signale, même d’une façon rapide et au passage, si l’on pent ainsi dire, toute doctrine philosophique de quelque importance" qui lui est opposée. Nous reconnaissons .volontiers ’que, d’un point de vue strictement- théolôgiquej le R. P. a raison; nous ajouterons même que cela est rigoureusement thomiste non periiriet ad theologiam probare principia aliarum soientiaruni,’ sed iolum judigare de eis (Sum. th. ], 1,.6, .ad 2°). Dont acte. Mkis on ne s’étonnera sans doute pas que, du point de vue strictement philosophique, de telles condamnations spparaissent comme dénuées de valeur. ’En ce qui concerne le commentaire luimême, le présent volume embrasse" les questionsvXXII-LlV de la Prima-Secundœ. Elles comprennent le Traité des Passions pour les"*27 premières questions, et le •traité des Rabitus pour les six dernières. La méthode demeure la même; il nous a- semblé néanmoins que l’auteur avait multiplié I es références aux autres parties de. la Somme, ou aux autres œuvres de saint..Thonias, et cela de la façon la plus heureuse pour le lecteur. Souvent même les .passages -.de ces œuvres sont reproduits intégralement. On consultera enfin avec fruit le-commentaire relatif aux questions épineuses de l’Habitus dont le texte, est- expliqué; de près et fréquemment éclâirci.: Caractère et Origine des Idées du bienheureux Raymond Lulle (Ramon Lull), par J. H. Probst. 1 vol. gr. in-8, de xvi-336 p., Toulouse, Privat, 1912. La première partie du partie du présent ouvrage se propose de caractériser les idées de- R.Lullé. Après une introduction bibliographique et un,essai sur la psychologie du. bienheureux, l’auteur examine la> forme sous laquelle se .présente le.lullisme, et spécialement le symi bolisme de l’art combinatoire, ou Grand Art. Contrairement à l’opinion la plus répandue, il ne faudrait pas voir dans les fameux tourniquets un procédé mécanique d’invention, mais un moyen de démontrer des vérités déjà découvertes, en un mot, un procédé de vérification. L’apport positif d’une telle méthode consiste en ce qu’elle fait appel à l’imaginalionet fixe ainsi l’attention; en ce qu’elle prouve, la- concordance des résultats de 41 p., Arthur Rousseau, Paris, 19.12.] Dans cette petite plaquette, M. A. Leroux expose avec beaucoup dé simplicité et de clarté, en s’inspirant principalement des cours d’Économie politique de M. Colson, les avantages considérables.,qu’il y aurait à introduire, dans. renseignement des Écoles de ̃ Droit, la méthode mathématique de l’école, de.. Lausanne. Au lieu de se perdre dans desthéories arbitraires sur le salaire, .le., profit, la rente, la valeur, etc., on c.onsi-; (1ère tous ces éléments comme, des quantités variables, dont les variations peuvent,être avec précision suivies par lé calcul. A la recherche métaphysique des .causes, on substitue ainsi l’étude des relations des phénomènes; aux démonstrations,vagues ou purement apparentes, des démonstrations réelles, précises,riches en conséquences. La méthode peut d’ailr,leurs être simplifiée sans être.. abandonnée. C’est à M. Gide, qui;« a’suivi avec sympathie l’effort passionné, de Walras » que M. Leroux fait appel pour susciter cette réforme désirable. – J! est certain qu’il y aurait là une victoire de l’esprit scientifique sur la confusion et. l’à peu près. Peut-on tout de mêmepenser que l’économie abstraite soit toute l’économie? et M. Leroux ,nfi.5fti. fait-il pas, pour le passage à la pratique,’ des illusions singulières sur les ’connaissances mathématiques de nos étudiants.. un droit? Commentaire français littéral de la_ Somme théologique de saint Thomas d’Aquin, par le R. P. Thomas Pègtibs, n. P., t. VII Les Passions et les Habitus. 1 vol. gr. in-8, de xn-672 p., Toulouse, Privat et Paris, Téqui, i’912. ̃– Dans.; l’avant-propos de ce nouveau* yolume, l’auteur se justifie du reproche que nous lui avions adressé ici même, de condamner les philosophes sans les-entendre car si les massacres de doctrine sont.iëgi-’limes de la part du Pape qui condamne en matière de révélation surnaturelle’, ils_n’ont plus de sens chez le philosophe pu le théologien qui se trouve soumis ici au droit commun. A quoi le R. P. objecte qu’il y a peut-être cependant unexerfaine différence, ici, entre le philosophe, et le théologien. Le théologien, en :effet, s’autorise, dans ses condamnations, des. condamnations même du Pape; qu’on veut bien tenir pour légitimes. Et, ..de. plus, quand la doctrine du théologien qui sert de norme à la condamnation des philosophes est celle d’un Thomas d’Aqûin, il y a que cette doctrine jouit,: dans l’Église, d’une autorité quelque peu pri-~vilégiée. On dira, sans doute, que cette.