Page:Revue de métaphysique et de morale, supplément 5, 1908.djvu/22

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


même terme pour désigner des choses si différentes.

The english classical School of Political Economy, par T.-N. Carver, de Harvard University (n° II). — L’auteur défend l’école classique anglaise (Adam Smith, etc.), contre l’école historique. On a accusé à tort, selon lui, l’école classique anglaise de se servir de méthodes métaphysiques. Il faut tout d’abord résoudre le problème suivant : vaut-il mieux étudier les faits actuels qui nous entourent, les analyser et les classer, ou est-il préférable de se placer au point de vue historique et d’étudier le développement des institutions économiques ? M. Carter n’hésite pas à répondre que l’étude des faits actuels doit constituer la base des travaux économiques : l’histoire n’est qu’une science auxiliaire, utile sans doute et que les maîtres de l’école classique ont un peu trop dédaignée. Mais, si les fondateurs de l’école classique se sont trompés quelquefois, ce n’est pas à cause de l’orientation de leurs méthodes, c’est par suite d’un manque d’observation sur des points particuliers. L’auteur remarque en terminant que la psychologie est une étude préliminaire indispensable pour l’économiste.

La parthénogénèse expérimentale et les propriétés des solutions électrolytiques, par Yves Delage (n° III). — Le phénomène fondamental de la parthénogénèse consiste en ceci : certains œufs, tenus éloignés des spermatozoïdes et incapables de se développer par eux-mêmes dans les conditions ordinaires, se développent cependant si on les soumet à certaines conditions expérimentales.

La parthénogénèse n’a pu être obtenue que chez certains êtres vivants et non chez tous. On a obtenu la parthénogenèse de l’oursin, de certains vers, de certains poissons (gardon), de certains amphibies ; on n’a rien obtenu pour les vertébrés supérieurs. Chez certains vertébrés, comme la grenouille, on n’a jamais pu atteindre le développement complet ; au contraire, on a obtenu par parthénogenèse des oursins qui ont vécu plusieurs mois.

Parmi les agents de la parthénogénèse on peut distinguer les agents mécaniques










(si’couage), physiques (chaleur), physicochiinifURS (solutions électrolyliques ajoutées à de l’eau de mer). Les solutions salines sont les agents de beaucoup les plus importants. Comment opèrent-elles Pour répondre à cette question il faut connaître les propriétés physico-chimiques de ces solutions

ainsi la chimie physique constitue l’introduction à la Biologie. D’une, manière générale les propriétés des solutions semblent résulter d’abord d’une attraction entre la substance dissoute et l’eau, puis d’une influence spéciale de l’eau sur les corps dissous. L’attraction produit quatre effets principaux " Une dépression de la tension de vapeur de la solution ; " Une élévation de son point d’ébullition ° Un abaissement de son point de congélation ° L’établissement d’une pression osmotique. L’action spéciale qui ne s’exerce que sur certaines catégories de substances, consiste dans l’ionisation qui modifie en grandeur tous les effets ci-dessus et révèle l’existence de charges électriques inhérentes aux particules ionisées et détermine un phénomène nouveau la coaductivité électrique. L’auteur expose rapidement la théorie des ions, puis aborde l’exposé des explications physiques que l’on a successivement données de la parthénogénèse. Dès 1899, Lœb explique le phénomène de la manière suivante le spermatozoïde déterminerait la fécondation en introduisant dans l’œuf certains ions ; mais il s’agit de savoir en quoi consiste cette action spécifique. En 1902, Lœb émet l’hypothèse que les ions actifs accélèrent la segmentation. Les expériences d’Yves Delage ont montré l’action spécifique des substances chimiques qui entrent dans les solutions parthénogènisantes. Parmi les plus récentes hypothèses explicatives, il en est une qui tente de se rattacher à la théorie de l’électricité de con.tact et aux travaux sur les propriétés des solutions colloïdales de M. Perrin. On a été amené, à la suite des observations deAltmann, de Fol, de Lillie, à considérer le protoplasme comme formé de granules colloïdaux nageant dans un liquide intergranulaire formé d’eau tenant en dissolution une petite quantité de substances albumineuses et d’electrolytes. « Ce n’est pas avec des données, aussi vagues que l’on peut avoir ta prétention d’expliquer toute la physiologie de la cellule par les propriétés des colloïdes, mais on entrevoit déjà quelques aperçus très suggestifs. tSt d’abord la structure physique de la cellule, c’est-à-dire la disposition et la forme des parties qu’elle contient, se conçoit comme réglée par