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CHRONIQUE DE LA QUINZAINE.




14 juillet 1832.


Il ne nous est venu du dehors pendant cette quinzaine que des nouvelles d’une importance assez secondaire, et la situation extérieure n’a guère changé depuis le mois dernier. Le vent politique tourne cependant, dit-on, chaque jour davantage à la guerre. À la bonne heure. La guerre n’est pas peut-être absolument inévitable, elle ne semble pas néanmoins devoir être bien prochaine.

Ce ne sera pas pourtant la faute du roi de Hollande, si la paix de l’Europe n’est point encore, cette fois, troublée. Ce prince, vraiment doué d’une merveilleuse persévérance, semble, en effet, ne pas croire à l’irrévocabilité du dernier protocole, plus qu’à celle de tous ceux qui l’avaient précédé. La conférence, récemment encore, le met en demeure d’accepter ses vingt-quatre articles, faute de quoi elle lui déclare qu’elle va décidément l’y contraindre par corps ; mais le roi Guillaume ne s’épouvante pas pour si peu. Voici donc qu’avec un imperturbable sang-froid, sans songer le moins du monde au traité de Londres, il vient en proposer un de sa façon. Il se trompe fort néanmoins s’il va jusqu’à s’imaginer que la diplomatie ne montrera pas autant de patience, que lui d’entêtement. S’il ne survient