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Prête à lui révéler le sens
Des révolutions du monde
Et de ses mystère puissans.

Il baigne ses sereines
Dans l’air du temps évanoui ;
Au sein des grottes souterraines
Une étoile brille pour lui.

L’eau fécondante et salutaire
Suit la trace au plus haut des monts,
Et les châteaux-forts de la terre
Lui livrent leur trésors profonds.

Au palais de son roi qui l’aime
Il mène l’or comme un torrent ;
Il couronne le diadème
De l’étoile du diamant.

Et lorsqu’il tend sa main pesante
Des trésors de la vanité,
De peu de bien il se contente,
Car il chérit sa pauvreté.

Qu’on cherche l’or et qu’on le gagne
Au prix de cent crimes divers,
Il reste, lui, sur sa montagne,
Maître joyeux de l’univers.


Et pour ceux qui aiment l’allégorie nous citerons encore cette pièce de même origine que la précédente :

Je connais une citadelle ;
Un roi muet y tient sa cour
Dans une pompe solennelle
Et jamais ne monte à la tour.
Une garde invisible épie
Autour de ses riches salons,
Et la cascade tombe en pluie,
Du haut des étranges plafonds.

Ce qu’au sein de chaque planète
L’œil bleu de la cascade a vu,
Son murmure le lui répète
Sans être jamais suspendu.
Dans l’onde vive et salutaire
Il baigne ses membres sacrés,