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LES ELECTIONS DE 1842.




:I. – LA POLITIQUE DES CONSERVATEURS ET LES ELECTIONS DE 1842.
II. – VUES SUR LES ELECTIONS DE 1842.
III. – AVIS AUX CONTRIBUABLES.
IV. – REPONSE AU MINISTRE DSS FINANCES.




Quels sont les besoins vrais du pays ? Quels conseils lui adresser au moment où il doit se prononcer sur le choix de ses mandataires ? Telles sont les questions que reproduit périodiquement sous le régime représentatif le retour des élections générales.

Il y a pour la France ceci de particulier, que l’Europe prend presqu’autant d’intérêt à ses élections qu’elle-même. L’Angleterre peut renouveler sa chambre des communes, sans qu’en dehors de cette île on s’en inquiète beaucoup : on connaît la stabilité de son gouvernement intérieur et la persévérance de sa politique étrangère. Dans l’opinion de l’Europe, la France n’a pas encore conquis ces deux avantages.

L’Europe ne se fait pas de notre état intérieur une exacte idée, et il y a dans la société française plus d’élémens conservateurs qu’elle ne semble le penser. Il y a douze ans, une révolution éclate ; elle venge et sauve la liberté politique en ébranlant l’ordre social : elle est à la fois une source de bienfaits et de périls. Cependant ces émo-