Page:Revue des Deux Mondes - 1879 - tome 34.djvu/412

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


LES
APPLICATIONS MODERNES
DU MICROSCOPE A LA GEOLOGIE

Le progrès des connaissances humaines ne s’accomplit pas d’une façon régulière et continue ; c’est par soubresauts qu’il s’opère. Quelquefois un homme de génie détermine un nouvel élan de la science par la seule puissance du reflet divin qui l’anime ; mais, plus souvent, surtout dans les études expérimentales, chaque impulsion nettement marquée du mouvement scientifique est signalée par l’emploi d’un nouveau procédé d’investigation. C’est ainsi que l’invention du microscope a été le point de départ de brillantes découvertes en histoire naturelle et que chacune des améliorations de cet instrument a correspondu à une période de progrès dans le développement des sciences auxquelles on l’appliquait. Aujourd’hui la fabrication du microscope est arrivée à un degré remarquable de perfection ; les grossissemens que l’on atteint sont énormes, les images obtenues sont d’une extrême netteté ; des dispositions ingénieuses ont rendu l’instrument plus maniable sans rien lui enlever de sa précision, enfin les constructeurs ont su le modifier habilement pour l’adapter d’une manière spéciale à chaque genre de recherches.

La conséquence de ces innovations ne s’est pas fait attendre. L’étude des êtres organisés a pris aussitôt un essor inattendu ; l’anatomie et la physiologie végétale se sont entièrement transformées ; les sciences zoologiques ont vu leur domaine s’agrandir au-delà de toute limite prévue, et les secrets de la vie ont été poursuivis dans ses plus mystérieuses fonctions.

L’application du microscope à l’examen du monde inorganique