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Revue scientifique – Les sporozoaires


Parmi les grandes divisions du règne animal, les Sporozoaires forment la plus récente, et, — pour des raisons diverses que nous allons indiquer, — l’une des plus importantes. Elle date de 1879. C’est le naturaliste allemand Leuckart qui l’a établie. Il y a placé les êtres parasitaires, microscopiques, unicellulaires, dont la connaissance venait précisément de faire, dans les années précédentes, un sérieux progrès, les Grégarines et les Coccidies. A ces deux groupes fondamentaux et suffisamment caractérisés furent successivement rattachés les organismes vaguement connus sous le nom de psorospermies, qui vivent les uns, en parasites, dans les tissus des poissons, les autres dans les muscles des mammifères, ou qui produisent chez les vers à soie, par exemple, la maladie de la pébrine. De telle sorte qu’en 1882, lorsque Balbiani prit pour sujet de son enseignement au Collège de France ce chapitre nouveau de la Zoologie, il put diviser cette classe nombreuse des Sporozoaires en cinq sous-classes : les Grégarines, les Coccidies, les Sarcosporidies des muscles, les Myxosporidies des poissons, les Microsporidies, enfin, comprenant les corpuscules vibrans des vers à soie et les organismes analogues. Mais, nous le répétons, l’intérêt principal se concentre sur les deux premières de ces sous-classes.

Cet intérêt tient à diverses causes. Il faut mentionner, en premier lieu, l’utilité pratique qui s’y attache. Beaucoup de ces êtres sont des parasites de l’homme et des animaux domestiques : ils s’attaquent à notre santé ou à notre bourse ; d’où la nécessité de les connaître pour