Page:Revue des Deux Mondes - 1907 - tome 38.djvu/429

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d’admission à quatorze ans et le nombre des élèves à douze, divisées en deux groupes de six, et prescrivait que le cours est gratuit, qu’il a lieu au moins deux fois par semaine, que la dépense du cours de cuisine ne dépasse pas 0 fr. 30 par élève, soit 1 fr. 80 par repas de trois plats et que la maîtresse doit veiller à ce que les enfans répètent et appliquent dans leurs familles ce qu’elles ont appris. Venait ensuite un horaire, déterminant pour les différentes sections de l’école, cuisine, lavage, repassage, raccommodage, l’heure à laquelle commence le cours, et sa marche dans tous les détails. Par exemple, pour la cuisine, le cours commence à huit heures. On achète les denrées alimentaires, puis on allume le fourneau ; à huit heures et. demie, la maîtresse explique quels plats on va exécuter ; à neuf heures c’est la mise en train ; à neuf heures trois quarts, la maîtresse donne une explication de nettoyage et aussitôt les élèves nettoient ; à dix heures un quart, les élèves reprennent la cuisine ; à dix heures trois quarts, elles mettent le couvert ; à onze heures, elles mangent le repas qu’elles ont préparé ; la maîtresse goûte et critique ; à onze heures et demie, les élèves enlèvent les couverts, les nettoient, les rangent ; l’une lave les assiettes, l’autre les essuie ; l’une nettoie les casseroles, l’autre le fourneau ; toutes procèdent au balayage et à l’époussetage. Le plan se termine par le programme résumé des leçons à faire dans chaque section, économie domestique, alimentation, hygiène, comptabilité domestique, horticulture, coupe. L’école ménagère, que dirigent maintenant rue de l’Abbaye les sœurs de Saint-Vincent de Paul, fonctionne toujours d’après ce plan. Avenue de Breteuil, on instruit également et gratuitement les filles du peuple de treize à dix-huit ans. On y a organisé aussi des cours privés pour les femmes du monde : ils ont lieu une fois par semaine et durent deux ou trois heures chacun.

Créée en 1902, l’Œuvre de Mme de Diesbach a, la même année, provoqué à Paris et dans la banlieue la fondation de sept cours ménagers. L’année suivante, d’autres ont été fondés à Paris, à Rennes, à Lille, à Reims, à Vannes, à Bône ; en 1904, d’autres encore à Tours, à Saint-Quentin, à Boulogne-sur-Mer, à Amiens, à Besançon, à Orléans. Le nombre actuel des écoles ménagères est de cinquante, et il y a aujourd’hui dans toute la France 1250 femmes ou jeunes filles qui les fréquentent. Il n’est pas nécessaire d’ailleurs, pour organiser ces écoles, de lourdes