Page:Revue philosophique de la France et de l’étranger, IV.djvu/537

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analyses, — erdmann. Die Axiome der Géométrie. 527

« comme leur forme, est donc à priori, en tant que les activités psy- « chiques qui les produisent sont prises en considération; mais cha- « cune de ces parties est également empirique ou à posteriori, en tant

« qu'on regarde aux conditions qui en accompagnent la production

c L'opposition entre l'apriorique et l'empirique n'est donc pas une oppo- « sition entre différents groupes de représentations ou entre leurs modes < de formation; l'opposition n'a lieu qu'entre les deux faces sous les- « quelles il faut toujours considérer ce mode de formation. Dans ce a sens, par exemple, les concepts de matière et de force sont l'exprès- « sion empirique du principe à priori de causalité, et pour prendre un « cas encore plus spécial, le concept de l'inertie est l'expression empi- c rique de la loi de raison suffisante. >

M. Benno Erdmann a soin de faire remarquer que cette théorie n'est nullement en désaccord, soit avec celle de la localisation de Lotze, soit avec la théorie physiologique d'Helmholtz. Il établit que Riemann par- tageait au contraire l'empirisme absolu d'IIerbart, pour qui la forme de l'espace dérive de celle de série sans aucune nécessité à priori de spécification. Il réfute enfin vigoureusement les objections dirigées par deux disciples attardés de Kant, Tobias et Becker, contre les consé- quences de la nouvelle géométrie au point de vue psychologique.

Problème de la théorie de la connaissance (pp. 113*131), L'auteur commence pardonner une classification des solutions sur les problèmes généraux de cette branche de la philosophie. En premier lieu, la ques- tion de savoir sur quels fondements s'appuie la conclusion transcen- dante de la réalité de nos représentations à l'existence de choses en soi, engendre trois systèmes, l'idéalisme, le réalisme 1 , le scepticisme.

Le réalisme croit que les concepts correspondent à des choses en soi; l'idéalisme, que la force productive de l'imagination oppose au moi indivisible i un non-moi divisible ou qu'une puissance divine crée les représentations dans la conscience.

Quant au scepticisme, tout en reconnaissant le problème, il le con- sidère comme insoluble.

A ce degré métaphysique, la nouvelle géométrie n'a rien à faire. Mais la solution réaliste comporte un second problème général : En quelle manière et dans quelles limites nos représentations des choses en soi s'accordent-elies avec ces dernières?

Ou elles en sont dépendantes — empirisme, — ou elles en sont indé- pendantes, — rationalisme.

Chacun de ces derniers systèmes se subdivise à son tour en trois,

-1. En 1794, Fichte eût dit dogmatisme. Peut-être un jour les philosophes s'entendront-ils réellement pour fixer sans conteste la signification du mot réalisme. Celle que lui donne M. Benno Erdmann est sensiblement plus éten- due, comme on le verra, que l'acception ordinaire. Toutefois au point de vue étymologique, elle paraît assez admissible.

2. Theilbaren (p. 117, I, 14) est probablement une faute d'impression.

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