Page:Richardson - Histoire du chevalier Grundisson, Tome 4, 1763.djvu/71

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si courte. La comtesse de D est venue voir mon frère ; ils ont passé près d’une heure ensemble. En sortant elle m’a pris la main. Toutes mes espérances, m’a-t-elle dit, s’évanouissent comme une ombre ; mais je n’en aimerai pas moins Miss Byron ; et Sir Charles, au jour de son pouvoir, ne me refusera pas l’amitié de l’heureux couple ; ni vous, madame, une tendre liaison avec ses deux sœurs. Miladi Anne… pauvre Miladi Anne ! Je n’ose dire à mon frère jusqu’où va sa tendresse pour lui ; je serois sûre de lui causer du chagrin. Belcher me charge de ses complimens pour vous. Il est dans l’affliction. Son père est si mal, que les médecins n’en espèrent plus rien. Adieu, mon amour. Adieu, toutes mes grand’s-mamans, mes tantes et mes cousines de Northampton-Shire.


lettre 97

Miss Byron à Miladi G.

3 octobre. Mille remercîmens, chère miladi, pour votre dernière lettre. Vous m’avez rassurée. Il me semble que je ne serois pas heureuse, avec l’affection même de Sir Charles, si je