Page:Robida - Aladin.djvu/13

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— Bonne femme je suis prêt à tenir ma parole, mais pour cela il faut que votre fils m’envoie quarante grands bassins d’or massif pleins de pierreries semblables à celles que vous m’avez apportées, portés par quarante esclaves noirs, qui seront conduits par quarante esclaves blancs. Allez, j’attendrai votre réponse !

Le bourreau tira son grand sabre.

Les exigences du Sultan parurent si énormes à la mère d’Aladin qu’elle fut étonnée de voir celui-ci accueillir le résultat de sa démarche avec une évidente satisfaction. Il s’entretint aussitôt avec l’esclave de la lampe après l’avoir fait surgir par le moyen habituel.

Le génie revint bientôt accompagné de quarante esclaves blancs, ainsi que de quarante esclaves noirs portant chacun sur la tête un bassin d’or massif rempli de perles, de diamants, de rubis et d’émeraudes. Aladin pria sa mère de bien vouloir conduire ces esclaves au Sultan. Ils défilèrent alors l’un derrière l’autre, un esclave blanc suivi d’un esclave noir. En entrant dans la salle où le Sultan attendait, ils formèrent un demi-cercle autour du trône, les esclaves noirs posèrent sur le tapis le bassin d’or qu’ils portaient, puis, tous ensemble se prosternèrent.