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LES JOURS MAUVAIS.


Et dans l’éloignement, sous les lueurs accrues
Qui percent peu à peu l’horizon morne et lourd,
Les premiers omnibus avec un fracas sourd
Passent en cahotant le silence des rues.

Et machinalement, par un instinct secret,
On va vers les maisons des cruelles amantes
Dont les volets fermés ont des douceurs calmantes
Et la honte n’est plus qu’un douloureux regret.

On leur fait, sans les voir, des gestes de reproches
Avec l’espoir prochain d’un amour partagé
Tandis que tout là-bas, dans le ciel affligé,
S’adoucit par degrés la tristesse des cloches !