Page:Rodenbach - Le Règne du silence, 1901.djvu/31

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VII

Les vitrages de tulle en fleur et de guipures
Pendent sur les carreaux en un blanc nonchaloir ;
On y voit des bouquets comme des découpures
Adhérant sur la vitre au verre déjà noir.
Mais le tulle est si loin, encor qu’il les effleure,
Et ne s’y mêle pas, en vivant à côté ;
Les blancheurs des rideaux n’étant au fond qu’un leurre
Qui laisse aux carreaux froids toute leur nudité !
Et leurs frimas figés, flore artificielle,
Ne font pas oublier aux vitres d’autres soirs
Où de réelles fleurs naissent des carreaux noirs,
Des fleurs que la gelée élabore et nielle,