Page:Rodenbach - Le Règne du silence, 1901.djvu/48

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XV

Songeur, dans de beaux rêves t’absorbant,
La pendule, à l’heure où seul tu médites,
T’afflige avec ses bruits froids, stalactites
Du temps qui s’égoutte et pleure en tombant.
C’est une eau qui filtre en petites chutes
Et soudain se glace aux parois du cœur ;
Et cela produit toute une langueur
L’émiettement de l’heure en minutes.