Page:Rodenbach - Le Règne du silence, 1901.djvu/76

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X

Les pièces d’eau, songeant dans les parcs taciturnes,
Dans les grands parcs muets semés de boulingrins,
S’aigrissent ; et n’ont plus pour tromper leurs chagrins
Qu’un décalque de ciel avant les deuils nocturnes ;
Une fête galante en nuages mirés,
En nuages vêtus de satin soufre et rose
Qui s’avancent noués de rubans et parés
Pour quelque menuet ou quelque apothéose :
Nuages du couchant en souples falbalas ;
Atours bouffants, paniers sur des hanches aiguës,
Tout se mire parmi les vasques exiguës ;
Et le siècle défunt revit dans le cœur las,