Page:Rodenbach - Le Règne du silence, 1901.djvu/85

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XV

C’est un aquarium qui montre à nu, le mieux,
Dans son eau compliquée, entre des murs de verre,
Le cœur de l’eau, scruté par l’angoisse des yeux.
Là, vraiment net et sûr, le cœur de l’eau s’avère !
Or, dans ce trouble glauque, on trouve un peu de soi,
Un peu du cœur humain qui se tient clos et coi,
Impénétrable cœur plein de choses confuses
Qui dans des murs de verre aussi semblent recluses,
Ô cœur mystérieux comme un aquarium !