Page:Ronsard - Les Amours, 1553.djvu/29

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tuaParis, comme amplement raconte Quinte le Ca- labroisau difiêmeliure. Etmittayileenccndre.)Pit ce qu’il i aporta les fagetesd’Hercule, fans lefquelles il écoitarrefté par deftinque Troie ne pouoit eftre priiè.Voy Sophocle en la Tragédie nommée Philo - âete. En ma faueur.) C’eft vne imitation de ce que Didon dit a Enéc au quatrième de l’Eneide.

N on ego cum Dan an T roianam excindere gentem ^ulide iuraui,cl.tj?ém yead Pergama mifi. d’^tulide. ) Aulide eft vn port auquel les Grecs iurerét enfembledenercueniriamais en leur païs, que pre- miercmet ils n’cuffcntfaccagé Troie. Mille barques.) Auec autant de barques difent Homere & Virgile,que les Grecs vindretfe camper deuât Troie. Ce Core'be.) Corebe fut vn jeune homme fils d’vn Phrygien nom me Mygdon , lequel Corebe féru de l’amour de Caf-

fandre,eftoitvenuaufccoursdes Troiés. Mais la nuit

du iàc de Troie, voulat fccourir fa Cafsâdre, que quel- ques Grecs trainoient parle poil hors du Temple de Minerue, ilfut tué par vn Grec nommé Peneléc . Voi le fccon d de l'Enéide, m *>. ircherot.)Vn petit archer, Cupidon. Enmesyeus. ) L’amour coule par les y eus dans le cceurt d’ou eft que les Grecsf’apellent ïçus du verbe âv,07i dix t b[n[icna>v l?£«.Properee,.St ntfeu,

oculi fut in amore duces. Mufxe, 0’<p8x\fi(d’Sdôf Utv, &•*' è<p8x\juoi'o £>o\xù}vE\ ys è\iffûouv&,k, tvt <$ kvdfoç o/tvei.


Pareil j'égale au soleil que j'adore
L'autre soleil. Cestui là de ses yeus
Enlustre, enflame, enlumine les cieus,
Et cestui ci toute la terre honore.

L'art, la Nature, & les Astres encore,
Les Elemens, les Graces, & les Dieus
Ont prodigué le parfait de leur mieus,