Page:Rouleau - Légendes canadiennes tome II, 1930.djvu/130

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l’eau qui arrivait à ses pieds, étendit les bras et se jeta tout navré comme à la nage pour atteindre un lit. Et, à sa surprise, il ne sentit sous lui que le plancher, et aucune trace d’eau sur ses habits. D’autres m’ont raconté que le docteur l’Indienne avait fait cela ailleurs. Nos habitants appellent cela bonnement de la magie noire, ou la mise en pratique du Grand-Albert : ce n’est probablement qu’une illusoire d’optique.

F.-X. B.




Seconde lettre.

La seconde lettre nous a été envoyée par un brave lieutenant-colonel de Québec :

Au sujet du docteur l’Indienne, dont vous parlez dans vos Légendes canadiennes, peut-être que les quelques faits suivants pourraient intéresser celui qui les a écrites, car je les tiens de personnes qui connurent le docteur l’Indienne et jouèrent même un certain rôle dans cette affaire.

Vers 1870 ou 1872, je passais ma vacance d’écolier aux Trois-Saumons, tout près du manoir seigneurial de feu Aubert de Gaspé, auteur des Anciens Canadiens, et là j’eus souvent l’occasion d’entendre le récit suivant :

Un cultivateur surtout, feu M. Jos. Gagnon, avait