Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t11.djvu/257

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Le François.

Je vous vois sourire bien dédaigneusement. Vous passionnerez-vous toujours pour cet homme-là

Rousseau.

Me passionner ! moi ! Rendez-moi plus de justice, & foyer même assure que jamais Rousseau ne défendra J. J. accuse d’être un empoisonneur.

Le François.

Laissons donc tous ces persiflages, & reprenez vos récits. J’y prête une oreille attentive. Ils m’intéressent de plus en plus.

Rousseau.

Ils vous intéresseroient davantage encore, j’en suis très-sur, s’il m’étoit possible ou permis ici de tout dire. Ce seroit abuser de votre attention que de l’occuper à tous les soins que j’ai pris pour m’assurer du véritable emploi de son tems, de la nature de ses occupations, & de l’esprit dans lequel il s’y livre. Il vaut mieux me borner à des résultats, & vous laisser le soin de tout vérifier par vous-même, si ces recherches vous intéressent assez pour cela.

Je dois pourtant ajouter aux détails dans lesquels je viens d’encrer que J. J., au milieu de tour ce travail manuel, à encore employé six mois dans le même intervalle tant à l’examen de la constitution d’une Nation malheureuse qu’à proposer ses idées sur les corrections à faire à cette constitution, & cela sur les instances retirées jusqu’à l’opiniâtreté d’un des premiers