Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t11.djvu/399

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du secret qu’ils ont exige de nous, en nous permettant de le confondre nous-mêmes. Une instance aussi légitime sera le premier pas.......

Le François.

Arrêtez..... je frémis seulement à vous entendre. Je vous ai fait sans détour l’aveu que j’ai cru devoir à la justice & à la vérité. Je veux être juste, mais sans témérité. Je ne veux point me perdre inutilement sans sauver l’innocent auquel je me sacrifie, & c’est ce que je serois en suivant votre conseil ; c’est ce que vous seriez vous-même en voulant le pratiquer. Apprenez ce que je puis & veux faire, & n’attendez de moi rien au-delà.

Vous prétendez que je dois aller voir J. J. pour versifier par mes yeux ce que vous m’en aveu dit & ce que j’infère moi-même de la lecture de ses écrits. Cette confirmation m’est superflue, & sans y recourir je sais d’avance à quoi m’en tenir sur ce point. Il est singulier que je sois maintenant plus décide que vous sur les sentimens que vous avez eu tant de peine à me faire adopter ; mais cela est pourtant fonde en raison. Vous insistez encore sur la force des preuves allégées contre lui par nos Messieurs. Cette force est désormais nulle pour moi qui en ai démêlé tout l’artifice depuis que j’y ai regarde de plus près. J’ai là-dessus tant de faits que vous ignorez ; j’ai lu si clairement dans les cœurs avec la plus vive inquiétude sur ce que peut dire l’accuse, le désir le plus ardent de lui ôter tout moyen de se défendre ; j’ai vu tant de concert de soin d’activité de chaleur dans les mesures