Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t11.djvu/43

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défauts, indiquer les corrections. Il passa une grande partie de sa vie parmi les artistes & les amateurs, tantôt composant de la musique dans tous les genres en diverses occasions, tantôt écrivant sûr cet Art, proposant des vues nouvelles, donnant des leçons de composition, constatant par des épreuves l’avantage des méthodes qu’il proposoit, & toujours se montrant instruit dans toutes les parties de l’Art plus que la plupart de ses contemporains, dont plusieurs étoient à la vérité plus verses que lui dans quelque partie, mais dont aucun n’en avoit si bien saisi l’ensemble & suivi la liaison. Le second, inepte au point de s’être occupe de musique pendant quarante ans sans pouvoir l’apprendre, s’est réduit à l’occupation d’en copier faute d’en savoir faire ; encore lui-même ne se trouvé-t-il pas assez savant pour le métier qu’il a choisi, ce qui ne l’empêche pas de se donner avec la plus stupide effronterie pour l’auteur de choses qu’il ne peut exécuter. Vous m’avouerez que voila des contradictions difficiles à concilier.

Le François.

Moins que vous ne croyez, & si vos autres énigmes ne m’étoient pas plus obscures que celle-la vous me tiendriez moins en haleine.

Rousseau.

Vous m’éclaircirez donc celle-ci quand il vous plaira, car pour moi, je déclare que je n’y comprends rien.

Le François.

De tout mon cœur, & très-facilement ; mais commencez vous-même par m’éclaircir votre question.