Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/463

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écrire. La suite de la relation & le reste &c. sera renvoyé pour lundi prochain. C’est que je ne puis faire mieux, sans quoi, Madame, je ne vous imiterois certainement pas à cet égard. En attendant, je m’en rapporte aux précédentes, & présente mes respectueuses salutations aux révérends peres jésuites, le révérend pere Hemet & le révérend pere Coppier. Je vous prie bien humblement de leur présenter une tasse de chocolat, que vous boirez ensemble, s’il vous plaît, à ma sauté. Pour moi, je me contente du fumet ; car il ne m’en reste pas un misérable morceau.

J’ai oublié de finir, en parlant de Montpellier, & de vous dire que j’ai résolu d’en partir vers la fin de décembre, & d’aller prendre le lait d’ânesse en Provence, dans un petit endroit fort joli, à deux lieues du Saint-Esprit. C’est un air excellent, il y aura bonne compagnie, avec laquelle j’ai déjà sait connoissance en chemin, & j’espere de n’y être pas tout-à-fait si chérement qu’à Montpellier. Je demande votre avis là-dessus : il faut encore ajouter, que c’est faire d’une pierre deux coups ; car je me rapproche de deux journées.

Je vois, Madame, qu’on épargneroit bien des embarras & des frais, si l’on faisoit écrire par un marchand de Lyon, à son correspondant d’ici, de me compter de l’argent, quand j’en aurois besoin, jusqu’à la concurrence de la somme destinée. Car ces retards me mettent dans de fâcheux embarras, & ne vous sont d’aucun avantage.