Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/591

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que le plus grand de mes regrets est de n’avoir pu jouir d’une santé qui m’eut permis de mettre a profit le peu de talens que je puis avoir ; assurément il auroit connu que je suis un bon & tendre fils. Dieu m’est témoin que je le dis du fond du cœur. Je suis redevable à Madame de Warens d’avoir toujours cultivé en moi avec loin, les sentimens d’attachement & de respect qu’elle m’a toujours trouvé pour mon pere & pour to vie. Je serois bien aise que vous eussiez pour cette les sentimens dus à ses hautes vertus & a son caractere excellent, & que vous lui sussiez quelque gré d’avoir été dans tous les tems ma bienfaitrice & ma mere.

Je vous prie aussi ma chere tante, de vouloir assurer respects & de mes respects & de mon sincere attachement ma tante Gonceut, quand vous serez à portée de la voir ; mes salutations aussi à mon oncle David. Ayez la bonté de me donner de vos nouvelles, & de m’instruire de l’état de votre santé, & du succès de vos démarches auprès de M. F.....

LETTRE VI. À MADEMOISELLE.....

Je suis très- sensible à la bonté que veut bien avoir Madame de W * * *. de se ressouvenir encore de moi. Cette nouvelle m’a donne une consolation que je ne saurois vous exprimer ; & je vous proteste que jamais rien ne m’a plus violemment affligé que d’avoir encouru sa disgrace. J’ai eu déjà l’honneur