Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/164

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économique, légispérite ou civile étoit imparfaite, que cette sorte de gouvernement, purement naturel (physico-moral comme l’homme) qui a cours dans tout un monde plus grand que le nôtre, valoit bien la peine de former une quatrieme classe dans son Esprit des loix ; je croirois même que ce seroit dans cette classe qu’on pourroit mieux retrouver l’esprit de toutes les loix positives, simplement ajoutées dans tous les gouvernemens à la loi naturelle, qui est la base & l’esprit de tout. Je suis, Monsieur, votre, &c.

LETTRE XIX.

Monsieur, l’illustre Président dont je vous parle depuis quelque tems, pour vous donner même un peu plus le ton de contradictions honnêtes, peut avec quelque décence opposer soit à la religion, soit à la morale ou à la politique, à l’humanité en un mot telle qu’elle est, ce grand homme, dont je regrette bien sincérement la perte, étoit frappé de tout que je viens d’avoir l’honneur de vous dire des Sauvages, qui ne sont pas si sauvages qu’ils ne soient hommes, les vrai images de Dieu, un peu défigurées par le péché, mais rétablies ou en droit de l’être, par Jésus-Christ notre sauveur tous.

Il me témoigna même dans le tems vouloir sérieusement enrichir son Esprit des loix de cette quatrieme classe. Il doit avoir travaillé en conséquence. Je lui indiquai nos vieilles relations des millions du Canada où on en trouve les vrais détails.