Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/434

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défenseurs, dont vous ne m’aviez point parlé. Il me semble que ce n’étoit pas pour moi, que leurs honorables noms devoient être un secret, comme si l’on vouloit les dérober à ma reconnoissance. Je ne vous pardonnerois jamais sur-tout de m’avoir tû celui de la Dame si je ne l’eusse à l’instant deviné. C’est de ma part un bien petit mérite : je n’ai pas assez d’amis capables de ce zele, & de ce talent, pour avoir pu m’y tromper. Voici une lettre pour elle, à laquelle je n’ose mettre son nom, à cause des risques que peuvent courir mes lettres, mais où elle verra que je la reconnois bien. Je me flatte que j’aurois reconnu de même son digne collégue, si nous nous étions connus auparavant : mais je n’ai pas eu ce bonheur ; & je ne sais si je dois m’en féliciter ou m’en plaindre, tant je trouve noble & beau, que la voix de l’équité s’éleve en ma faveur, du sein même des inconnus. Les Editeurs du factum de M. Hume, disent qu’il abandonne sa cause au jugement des esprits droits, & des cœurs honnêtes ; c’est là ce qu’eux, & lui se garderont bien faire ; mais ce que je fais moi, avec confiance ; & qu’avec de pareils défenseurs, j’aurai fait avec succès. Cependant on a omis dans ces deux pieces*

[*Ces deux pieces sont la Lettre à l’auteur de la Justification de J. J. Rousseau, dans la contestation qui lui est survenue avec M. Hume, insérée dans ce recueil ; & les Observations sur l’Expose succinct de la contestation qui s’est élevée entre M. Hume, & M. Rousseau, qui se trouvent chez la Veuve Duchesne, rue St. Jaques à Paris.] des choses très-essentielles, & on y a fait des méprises qu’on eut évitées, si m’avertissant à tems de ce qu’on vouloit faire, on m’eut demandé des éclaircissemens. Il est étonnant que personne n’ait encore