Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/240

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sentimens & de nos principes, mais celle de nos humeurs, dans la supposition d’avoir à vivre ensemble comme vous aviez en l’honnêteté de me le proposer. Quelque parti que je prenne, vous connoîtrez, Monsieur, je m’en flatte, que vous n’avez pas mon estime & ma confiance à demi ; & si vous pouvez me prouver que certains arrangemens ne vous porteront pas un notable préjudice, je vous remettrai, puisque vous le voulez bien, l’embarras de tout ce qui regarde, tant la collection de mes écrits que l’honneur de ma mémoire, & perdant toute autre idée que de me préparer au dernier passage, je vous devrai avec joie, le repos du reste de mes jours.

J’ai l’esprit trop agité maintenant pour prendre un parti mais après y avoir mieux pensé, quelque parti que je prenne, ce ne sera point sans en causer avec vous, & sans vous faire entrer pour beaucoup dans mes résolutions dernières. Je vous embrasse de tout mon cœur.

LETTRE À Mr. S. B.

...... 2 Février 1765.

J’ai reçu, Monsieur, avec la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 29 Janvier, l’écrit que vous avez pris la peine d’y joindre. Je vous remercie de l’une & de l’autre.