Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/254

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les peuples ? J’espère ne pas me livrer à la vengeance ; mais si je les touche, comptez qu’ils sont morts. Au reste il faut premièrement attendre l’excommunication ; car jusqu’à ce moment ils me tiennent ; ils sont mes pasteurs, & je leur dois du respect. J’ai là - dessus des maximes dont je ne me départirai jamais, & c’est pour cela même que je les trouve bien peu sages de m’aimer mieux loup que brebis.

LETTRE À Mr. LALIAUD.

À Motiers le 7 Avril 1765.

Puisque vous le voulez absolument, Monsieur, voici deux mauvaises esquisses que j’ai fait faire, faute de mieux, par une manière de peintre qui a passé par Neuchâtel. La grande est un profil à la silhouette, où j’ai fait ajouter quelques traits en crayon pour mieux déterminer la portion des traits ; l’autre est un profil tiré à la vue. On ne trouve pas beaucoup de ressemblance à l’un ni à l’autre, j’en suis fâché, mais je n’ai pu faire mieux ; je crois même que vous me sauriez quelque gré de cette petite attention, si vous connoissiez la situation où j’étois, quand je me suis ménagé le moment de vous complaire.

Il y a un portrait de moi, très-ressemblant, dans l’appartement de Mde. la Maréchale de Luxembourg. Si M. Le Moine prenoit la peine de s’y transporter & de demander