Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/264

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des visites, fournissez-moi des moyens de n’écrire à personne. Alors je vous devrai le bonheur de ma vie, & je reconnoîtrai les soins du véritable ami. Autrement non.

M. M... est venu lui cinq ou sixième ; j’étois malade, je n’ai pu le voir ni lui ni sa compagnie. Je suis bien aise de savoir que les visites que vous me forcez de faire m’en attirent. Maintenant que je suis averti, si j’y suis repris ce sera ma faute.

Votre M. de S.... qui part de Bordeaux pour me venir voir ne s’embarrasse pas si cela me convient ou non. Comme il fait tous ses petits arrangemens sans moi, il ne trouvera pas mauvais, je pense, que je prenne les miens sans lui.

Quant à M. Liotard, son voyage ayant un but déterminé, qui se rapporte plus à moi qu’à lui, il mérite une exception, & il l’aura. Les grands talens exigent des égards. Je ne réponds pas qu’il me trouve en état de me laisser peindre, mais je réponds qu’il aura lieu d’être content de la réception que je lui serai. Au reste, avertissez- le que pour être sûr de me trouver, & de me trouver libre, il ne doit pas venir avant le 4 ou les 5 de Septembre.

J’ai vu depuis quelque temps beaucoup d’Anglois, mais M. Wilkes n’a pas paru que je sache.