Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/370

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


vos bons amis & les miens, surtout à votre aimable camarade de voyage à qui je serai toujours obligé. Mes respects en particulier à la Reine des mères, qui est la vôtre, & aussi à la Reine des femmes, qui est Mde. De Luze. Je suis bien fâché de n’avoir pas un lacet à envoyer à sa charmante fille, bien sûre qu’elle méritera de le porter.

Il faut finir ; car la bonne Mde. Chevalier est pressée & attend ma lettre. Je prends l’unique expédient que j’ai de vous écrire d’ici en droiture, en vous adressant ma lettre chez M. Junet. Adieu, mon cher hôte, je vous embrasse, & vous recommande sur toute chose, l’amusement & la gaieté ; vous me direz : médecin guéri-toi toi-même ; mais les drogues pour cela me manquent, au lieu que vous les avez.

J’ai tant lanterné que la bonne Dame est partie ; & ma lettre n’ira que demain peut-être, ou du moins ne marchera pas aussi surement.

LETTRE AU MÊME.

3 Mars 1768.

Votre N ?. 6, mon cher hôte, m’afflige en m’apprenant que vous avez un nouveau ressentiment de goutte assez fort pour vous empêcher de sortir. Je crois bien que ces petits accès plus fréquens vous garantiront des grandes attaques. Mais comme l’un de ces deux états est aussi incommode que