Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/191

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Qu’elle n’en met d’intelligence :
Je vois Thémire. O transports enchanteurs !
SCENE IV.
POLYCRATE, THEMIRE.
POLYCRATE.
Thémire, en vous voyant la résistance est vaine,
Tout cede à vos attraits vainqueurs.
Heureux l’amant dont les tendres ardeurs
Vous seront partager la chaîne
Que vous a tous les cœurs !
THEMIRE.
Je suis les soupirs, les langueurs,
Les soins, les tourmens, les alarmes :
Un plaisir qui coûte des pleurs
Pour moi n’aura jamais de charmes.
POLYCRATE.
C’est un tourment de n’aimer rien.
C’est un tourment affreux d’aimer sans espérance
Mais il est un suprême bien,
C’est de s’aimer d’intelligence.
THEMIRE.
Non, je crains jusqu’aux nœuds assortis par l’amour.