Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/363

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exécutent avec la plus grande facilite, par la méthode ordinaire, & qu’ils sont de leurs instrumens tout ce qu’on en peut faire par quelque méthode que ce soit. D’accord ; je les admire en ce point, & il ne semble pas en effet qu’on puisse pousser l’exécution à un plus haut degré de perfection que celui ou elle est aujourd’hui : mais enfin quand on leur sera voir qu’avec moins de tems & de peine on peut parvenir plus surement à cette même perfection, peut-être seront-ils contraints de convenir que les prodiges qu’ils operent, ne sont pas tellement inséparables des barres, des noires & des croches, qu’on n’y, puisse arriver par d’autres chemins. Proprement, j’entreprends leur prouver qu’ils ont encore plus de mérite qu’ils ne pensoient, puisqu’ils suppléent par la force de leurs talens aux défauts de la méthode dont ils se servent.

Si l’on a bien compris la partie de mon système que je viens d’expliquer, on sentira qu’elle donne une méthode générale pour exprimer sans exception tous les sons usités dans Musique, non pas, à la vérité, d’une maniere absolue, mais relativement à un son fondamental déterminé ; ce qui produit un avantage considérable en vous rendant toujours présent le ton de la piece & la suite de la modulation. Il me reste maintenant à donner une autre méthode encore us facile, pour pouvoir noter tous ces mêmes sons, de la même maniere, sur un rang horizontal, sans avoir jamais besoin de lignes ni d’intervalles pour exprimer les différentes octaves.

Pour y suppléer donc, je me sers du plus simple de tous les lignes, c’est-a-dire, du point ; & voici comment je le