Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/393

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genre & plus sure que celle de nos Symphonistes ordinaires. Toutes les clefs lui seront également familières ; tous les tons auront pour lui la même facilite, & s’il s’y trouve quelque différence, elle ne dépendra jamais que de la difficulté particuliere de l’instrument, & non d’une confusion de dièses, de bémols & de positions différentes, si fâcheuses pour les commençans.

Ajoutez à cela une connoissance parfaite des tons & de toute la modulation, suite nécessaire des principes de ma méthode ; & sur-tout l’universalité des signes, qui rend avec les mêmes notes les mêmes airs dans tous les tons par le changement d’un seul caractere ; d’ou résulte une facilite de transposer un air en tout autre ton, égale celle à de l’exécuter dans celui ou il est note ; voilà ce que saura en très-peu de tems un Symphoniste forme par ma méthode. Toute jeune personne avec les talens & les dispositions ordinaires, & qui ne connoîtroit pas une note de Musique, doit, conduite par ma méthode, être en état d’accompagner du Clavecin, à livre ouvert, toute Musique qui ne passera pas en difficulté celle de nos Opéra, au bout de huit mois, & au bout de dix de celle de nos Cantates.

Or, si dans un si court espace on peut enseigner à la fois assez de Musique & d’accompagnement pour exécuter à livre ouvert, plus forte raison un Maître de Flûte ou de Violon, qui n’aura que la note à joindre à la pratique de l’instrument, pourra-t-il former un Eleve dans le même tems par les mêmes principes.

Je ne dis rien du Chant en particulier, parce qu’il ne me