Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/188

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des suffrages, par celui qui a fait le meilleur Mottet, ou qui il s’est distingué par la meilleure exécution.

Le Concours étoit en usage autrefois dans la plupart des Cathédrales ; mais d’ans ces tems malheureux où l’esprit d’intrigue s’est emparé de tous les états, il est naturel que le Concours s’abolisse insensiblement, & qu’on lui substitue des moyens plus aisés de donner à la faveur ou à l’intérêt, le prix qu’on doit au talent & au mérite.

CONJOINT, adj. Tétracorde Conjoint est, dans l’ancienne Musique, celui dont la corde la plus grave est à l’unisson de la corde la plus aigue du Tétracorde qui est immédiatement au-dessous de lui, ou dont la corde la plus aiguë est à l’unisson de la plus grave du Tétracorde qui est immédiatement au-dessus de lui. Ainsi, dans le systême des Grecs, tous les cinq Tétracordes sont conjoints par que côté ; savoir, 1°. le Tétracorde Méson conjoint au Tétracorde Hypaton ; 2°. le Tétracorde Synnéménon conjoint au Tétracorde Méson ; 3°. le Tétracorde Hyperboléon conjoint au Tétracorde Diezeugménon : & comme le Tértacorde auquel un autre étoit conjoint lui étoit conjoint réciproquement, cela eût fait en tout six Tétracordes ; c’est-a-dire, plus qu’il n’y en avoit dans le systême, si le Tétracorde Méson étant conjoint par ses deux extrémités, n’eût été pris deux sois pour une.

Parmi nous, Conjoint se dit d’un Intervalle ou Degré. On appelle Degrés conjoints ceux qui sont tellement disposés entr’eux, que le Son le plus aigu du Degré inférieur, se trouvé à l’unisson du Son le plus grave du Degré supérieur.