Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/212

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marque en crayon à l’endroit où l’on s’arrêté ; puis on la transporte renversée à sa droite. On copie de même la premiere ligne du second Violon, renvoyant au premier partout où ils marchent à l’Unisson ; puis faisant une marque comme ci-devant, on renverse la Partie sur la précédente à sa droite ; & ainsi de toutes les Parties l’une après l’autre. Quand on est à la Basse, on parcourt des yeux toute l’Accolade pour vérifier si l’Harmonie est bonne, si le tout est bien d’accord, & si l’on ne s’est point trompé. Cette premiere ligne faite, on prend ensemble toutes les Parties qu’on a renversées l’une sur l’autre à sa droite, on les renverse derechef à sa gauche, & elles se retrouvent ainsi dans le même ordre & dans la même situation où elles étoient quand on a commencé ; on recommence la seconde Accolade à la petite marque en crayon ; l’on fait une autre marque à la fin de la seconde Ligne, & l’on poursuit comme ci-devant, jusqu’à ce que le tout soit fait.

J’aurai peu de choses à dire sur la maniere de tirer une Partition en Parties séparées ; car c’est l’opération la plus simple de l’Art, & il suffira d’y faire les observations suivantes. 1°. Il faut tellement comparer la longueur des morceaux à ce que peut contenir une page, qu’on ne soit jamais obligé de tourner sur un même morceau dans les Parties Instrumentales, à moins qu’il n’y ait beaucoup de Mesures à compter, qui en laissent le tems. Cette regle oblige de commencer a la page verso tous les morceaux qui remplissent plus d’une page ; & il n’y en à gueres qui en remplissent plus de deux. 2°. Les Doux & les Forts doivent