Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/213

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être écrits avec la plus grande exactitude sur toutes les Parties, même ceux où rentre & cessé le Chant, qui ne sont pas pour l’ordinaire écrits sur la Partition. 3°. On ne doit point couper une Mesure d’une ligne à l’autre ; mais tâcher qu’il y ait toujours une Barre à la fin de chaque Portée. 4°. Toutes les lignes postiches qui excedent, en haut ou en bas, les cinq de la Portée, ne doivent point être continues mais séparées à chaque Note, de peur que le Musicien, venant à les confondre avec celles de la Portée, ne se trompé de Note & ne sache plus où il est. Cette regle n’est pas moins nécessaire dans les Partitions & n’est suivie par aucun Copiste François. 5°. Les Parties de Hautbois qu’on tire sur les Parties de Violon pour un grand Orchestre, ne doivent pas être exactement copiées comme elles sont dans l’original : mais, outre l’étendue que cet Instrument à de moins que le Violon ; outre les Doux qu’il ne peut faire de même ; outre l’agilité qui lui manque ou qui lui va mal dans certaines vitesses, la forcé du Hautbois doit être ménagée poux marquer mieux les Notes principales, & donner plus d’accent à la Musique. Si j’avois à juger du goût d’un Symphoniste sans l’entendre, je lui donnerais à tirer sur la Partie de Violon, la Partie de Hautbois ; tout Copiste doit savoir le faire. 6°. Quelquefois les Parties de Cors & de Trompettes ce sont pas notées sur le même Ton que le reste de l’Air ; il faut les transposer au Ton ; ou bien, si on les copie telles qu’elles sont, il faut écrire au haut le nom de la véritable Tonique. Corni in D sol re, Corni in E la fa, &c. 7°. Il ne faut point bigarrer la Partie de Quinte ou de Viola de