Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/278

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La preuve qu’il en donne est que la Dissonance ut du premier Accord ne peut être sauvée dans le second ; & cela est vrai, puisqu’elle reste en place : mais dans cet Accord de Septieme re fa la ut renversé de cet Accord fa la ut re de Sixte-ajoutée, ce n’est point ut, mais re qui est la Dissonance ; laquelle, par conséquent, doit être sauvée en montant sur mi, comme elle fait réellement dans l’Accord suivant ; tellement que cette marche est forcée dans la Basse même, qui de re ne pourroit sans faute retourner à ut, mais doit monter à mi pour sauver la Dissonance.

M. d’Alembert fait voir ensuite que cet Accord re fa la ut, précédé suivi de celui de la Tonique, ne peut s’autoriser par le Double-emploi ; & cela est encore très-vrai, puisque cet Accord, quoique chiffré d’un 7. n’est traité comme Accord de Septieme, ni quand on y entre, ni quand on en sort, ou du moins qu’il n’est point nécessaire de le traiter comme tel, mais simplement comme un renversement de la Sixte-ajoutée, dont la Dissonance est à la Basse ; sur quoi l’on ne doit pas oublier que cette Dissonance ne se prépare jamais. Ainsi, quoique dans un tel passage il ne soit pas question du Double-emploi que l’Accord de Septieme n’y soit qu’apparent & impossible à sauver dans les regles, cela n’empêche pas que le passage ne soit bon & régulier, comme je viens de le prouver aux Théoriciens, & comme je vais le prouver aux Artistes, par un exemple de ce passage, qui sûrement ne sera condamné d’ aucun d’eux, ni justifié par aucune autre Basse-fondamentale que la mienne. (Voyez Planche D. Fig. 14.)