Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/298

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L’Abbé Brossard dit qu’on se sert quelquefois du mot Echo en la place de celui de Doux ou Piano, pour marquer qu’il faut adoucir la Voix ou le Son de l’Instrument, comme pour faire un Echo. Cet usagé ne subsiste plus.

ECHOMETRE. s. m. Espece d’Echelle graduée, ou de Regle divisée en plusieurs parties, dont on se sert pour mesurer la durée ou longueur des Sons, pour déterminer leurs valeurs diverses, & même les rapports de leurs Intervalles.

Ce mot vient du Grec ηχος, son, & de μετπον Mesure.

Je n’entreprendrai pas la description de cette machine, parce qu’on n’en sera jamais aucun usage, & qu’il n’y a de bon Echometre qu’une oreille sensible & une longue habitude de la Musique. Ceux qui voudront en savoir la-dessus davantage, peuvent consulter le Mémoire de M. Sauveur, inféré dans ceux de l’Académie des Sciences, année 1701. Ils y trouveront deux Echelles de cette Espece ; l’une de M. Sauveur, & l’autre de M. Loulié. (Voyiez aussi l’article CHRONOMETRE.)

ECLYSE, s. f. Abaissement. C’étoit, dans les plus anciennes Musiques Grecques, une altération dans le Genre Enharmonique, lorsqu’une corde étoit accidentellement abaissée de trois Dièse au-dessus de son Accord ordinaire. Ainsi l’Eclyse étoit le contraire du Spondéasme.

ECMELE, adj. Les Sons Ecmèles étoient, chez les Grecs, ceux de la voix inappréciable ou parlante, qui ne peut fournir de Mélodie, par opposition aux Sons Emmèles ou Musicaux.

EFFET, s. m. Impression agréable & forte que produit