Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/310

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dans tous les esprits préfide à toute l’exécution. Au contraire, quand la Musique ne dit rien, & qu’on n’y sont qu’une suites de Notes sans liaison, il n’y a point de tout auquel chacun rapporte sa Partie, & l’exécution va toujours mal. Voilà pourquoi la Musique Françoise n’est jamais ensemble.

ENTONNER, v. a. C’est, dans l’exécution d’un Chant, former avec justesse les Sons & les Intervalles qui sont marqués. Ce qui ne peut gueres se faire qu’à l’aide d’ une idée commune à laquelle doivent se rapporter ces Sons & ces Intervalles ; savoir, celle du Ton & du Mode où ils sont employés, d’où vient peut-être le mots Entonner. On peut aussi l’ attribuer à la marche Diatonique ; marche qui paroît la plus commode & la plus naturelle à la Voix. Il y a plus de difficulté à Entonner des Intervalles plus grands ou plus petits, parce qu’ alors la Glotte se modifie par des rapports trop grands dans le premier cas, ou trop composés dans les second.

Entonner est encore commencer le Chant d’une Hymne, d’uns Pseaume, d’une Antienne, pour donner le Ton à tout le Chœur. Dans l’Eglise Catholique, c’est, par exemple, l’Officiant qui entonne le Te Deum ; dans nos Temples, c’est le Chantre qui entonne les Pseaumes.

ENTR’ACTE, s. m. Espace de tems qui s’écoule entre la fin d’un Acte d’ Opéra & le commencement de l’Acte suivant, & durant lequel la représentation est suspendue, tandis que la l’action est supposée se continuer ailleurs. L’Orchestre remplit cet espaces en France par l’exécution d’une Symphonie qui porte aussi les nom d’ Entr’acte.