Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/318

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Ce mot est formé de επτα, sept, & de μεπις, partie.

EPTAPHONE, s. m. Nom d’un Portique de la Ville d’Olympie, dans lequel on avoit ménagé un écho qui répétoit la Voix sept sois de suite. Il y a brande apparence que l’écho se trouva là par hasard, & qu’ensuite les Grecs, grands charlatans, en firent honneur à l’art de l’Architecte.

EQUISONNANCE, s. f. Nom par lequel les Anciens distinguoient des autres Consonnances celles de l’Octave & de la double Octave, les seules qui fassent Paraphonie. Comme on a aussi quelquefois besoin de la même distinction dans la Musique moderne, on peut l’employer avec d’autant moins de scrupule, que la sensation de l’Octave se confond très souvent à l’oreille avec celle de l’Unisson.

ESPACE, s. m. Intervalle blanc, ou distance qui se trouvé dans la Portée entre une Ligne & celle qui la suit immédiatement au-dessus ou-dessous. Il y a quatre Espaces dans les cinq Lignes, & il y a se plus deux Espaces, l’un au-dessus, l’autre au-dessous de la Portée entiere ; l’ on borne, quand il le faut, ces deux Espaces indéfinis pars des Lignes postiches ajoutées en haut ou en bas, lesquelles augmentent l’étendue de la Portée & fournissent de nouveaux Espaces. Chacun de ces Espaces devise l’Intervalle des deux Lignes qui le terminent, en deux Degrés Diatoniques ; savoir, un de la Ligne inférieure à l’Espace, & l’autre de l’Espace à la Ligne supérieure. (Voyez PORTÉE.)

ÉTENDUE, s. f. différence de deux Sons donnés qui en ont d’intermédiaires, ou somme de tous les Intervalles compris entre les deux extrêmes. Ainsi la plus grande Etendue