Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/336

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Fête & de Divertissement, est que le premier s’applique plus particuliérement aux Tragédies, & le second aux Ballets.

FI. Syllabe avec laquelle quelques Musiciens solfient le fa Dièse, comme ils solfient par ma le mi Bémol ; ce qui paroît assez bien entendu. (Voyez SOLFIER.)

FIGURÉ. Cet adjectif s’applique aux Notes ou à l’Harmonie : aux Notes, comme dans ce mot, Basse-Figurée, pour exprimer une Basse dont les Notes portant Accord, sont subdivisées en plusieurs autres Notes de moindre valeur (Voyez BASSE-FIGURÉE) : à l’Harmonie, quand on emploie par Supposition & dans une marche Diatonique d’autres Notes que celles qui forment l’Accord. (Voyez HARMONIE-FIGURÉE, & SUPPOSITION.)

FIGURER, v. a. C’est passer plusieurs Notes pour une ; c’est faire des Doubles, des Variations ; c’est ajouter des Notes au Chant de quelque maniere que ce soit : enfin c’ est donner aux Sons harmonieux une Figure de Mélodie, en les liant par d’autres Sons intermédiaires. (Voyez DOUBLE, FLEURTIS, HARMONIE-FIGURÉE)

FILER un Son, c’est en chantant ménager sa voix, en sorte qu’ on puisse le prolonger long- tems sans reprendre haleine. Il y a deux manieres de Filer un Son : la premiere en le soutenant toujours également ; ce qui se fait pour l’ordinaire sur les Tenues où l’Accompagnement travaille : la seconde en le renforçant ; ce qui est plus usité dans les Passages & Roulades. La premiere maniere demande plus de justesse, & les Italiens la préferent ; la seconde a élus d’éclat & plaît davantage aux François.