Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/347

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Quant aux syllabes, elles ne représentoient que les noms qu’il faloit donner aux Notes en les chantant. Or, comme il n’y avoit que six noms pour sept Notes, c’étoit une nécessité qu’au moins un même nom fût donne à deux différentes Notes ; ce qui se fit de maniere que ces deux Notes mi fa, ou la fa, tombassent sur les semi-Tons. Par conséquent dès qu’ il se présentoit un Dièse ou un Bémol qui amenoit un nouveau semi-Ton, c’étoient encore des noms à changer ; ce qui faisoit donner le même nom à différentes Notes, & différens noms à la même Note, selon le progrès du Chant ; & ces changemens de nom s’appelloient Muances.

On apprenoit donc ces Muances par la Gamme. À la gauche de chaque Degré on voyoit une lettre qui indiquoit la corde précise appartenant à ce Degré.. À la droite, dans les cases, on trouvoit les différens noms que cette même Note devoir porter en. montant ou en descendant par Béquarre ou par Bémol, selon le progrès.

Les. difficultés de cette méthode ont fait faire, en divers tems, plusieurs changemens à la Gamme. La Figure 10. Planche A, représente cette Gamme, telle qu’elle est actuellement usitée en Italie. C’est-à-peu-près la même chose en Espagne & en Portugal, si ce n’est qu’on trouvé quelquefois à la derniere place la colonne du Béquarre, qui est ici la premiere, ou quelqu’ autre différence aussi peu importante.

Pour se servir de cette si l’on échelle, si l’on veut chanter au naturel, on applique ut à r de la premiere colonne, le long