Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/411

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


lettres correspondantes, que par les syllabes qu’il y avoit jointes, en passant, par la regle des Muances, d’un Tétracorde ou d’un doigt à l’autre, selon le lieu où se trouvoient les deux semi-Tons de l’Octave par le Béquarre ou par le Bémol ; c’est-à-dire, selon que les Tétracordes étoient conjoints ou disjoints. (Voyez GAMME, MUANCES, SOLFIER.)

MAITRE À CHANTER. Musicien qui enseigne à lire la Musique vocale & à chanter sur la Note.

Les fonctions du Maître à Chanter se rapportent à deux objets principaux. Le premier, qui regarde la culture de la voix, est d’en tirer tout ce qu’elle peut donner en fait de Chant, soit par l’étendue, soit par la justesse, soit par le timbre, soit par la légéreté, soit par l’art de renforcer & radoucir les Sons, & d’apprendre à les ménager& modifier avec tout l’art possible. (Voyez CHANT, VOIX.)

Le second objet regarde l’étude des signes ; c’est-à-dire, Part de lire la Note sur le papier ; & l’Habitude de la déchiffrer avec tant de facilité, qu’à l’ouverture du livré on soit en état de chanter toute sorte de Musique. (Voyez NOTE, SOLFIER.)

Une troisieme partie des fonctions du Maître à Chanter regarde la connoissance de la Langue, sur-tout des Accens, de la quantité & de la meilleure maniéré de prononcer ; parce que les défauts de la prononciation sont beaucoup plus sensibles dans le Chant que dans la parole, & qu’une Vocale bien faite ne doit être qu’une maniere plus énergique & plus agréable de marquer la Prosodie & les Accens. (Voyez ACCENT)